Les étudiants français sont stressés

Bon nombre d’entre vous sont ou ont été étudiant à un moment donné.

Ah cette fabuleuse période de la vie où on faisait la fête tous les soirs ne sachant pas vraiment encore quoi faire de sa vie, et allant boire pour oublier tout ça.

Je vous rassure, une grande majorité d’entre eux ne fera rien et viendra grandir la file d’attente du pôle emploi :-) Pour les autres, sachez (biodégradable quand même !) qu’un organisme certainement très sérieux, l’Union nationale des Sociétés étudiantes mutualistes régionales (Usem), a fait des études sur cette population et en a sorti des chiffres plutôt intéressants.

Un homme, un vrai c’est pas stressé

94,8% des étudiants en France interrogés sont stressés, et plus particulièrement les femmes et ceux qui œuvrent dans les filières littéraires.

34,5% ont du mal à gérer leur stress, les filles étant les plus touchées : 45,5% des étudiantes ont du mal à le gérer contre 23,3% des étudiants.

Les filières estimées moins demandées que les autres sont toujours celles où les étudiants se posent le plus de questions, souvent à raison. De plus, psychologiquement, les femmes sont plus aptes à la pression car elles sont jugées plus cérébrales que les hommes.

Un scientifique, c’est cartésien

En considérant les filières, on remarque que ceux qui étudient en langue et littérature sont préférentiellement atteint par la pression (42,5%) contre 27,1% pour les scientifiques / ingénieurs.

Il est toujours plus confortable d’être étudiant scientifique que futur diplômé en sciences humaines.

J’arrive pas à piquer un roupillon

22,6% ont des troubles du sommeil : les filles sont ici aussi les plus touchées (25,5%) contre 18,9% pour les garçons.

On réfléchit sur son avenir, jusqu’à ce qu’on se pose réellement des questions sur ce que l’on veut faire de sa vie, ça stresse et cela peut conduire à des comportements symptomatiques comme l’insomnie.

Je suis maladeeeeuh !!!

9,9% des filles ont déjà pensé au suicide, contre 6,8% pour les garçons.

Cela rejoint le point précédent, à un extrême encore plus fort car on se situe dans une situation que l’on considère tellement inextricable dans laquelle quoi que l’on fasse, rien ne pourra plus changer : le mal être est le point culminant du stress.

Et demain, je fais quoi ?

11,2% ont une vision négative de l’avenir. Ici aussi, la filière scientifique / ingénieur se porte mieux avec 8,8% contre 18,5% en langues et littérature et 15,8% en sciences humaines.

Je suis dans une filière qui n’est pas considérée, et qui pourtant me plaisait. Simplement, je me rends compte que je ne trouverai jamais aucun métier dans mon domaine.

Boire un petit coup, c’est agréable

73,7% consomment de l’alcool au moins une fois par mois : 79,4% pour les garçons et 69,2% pour les filles. Ceux dont la consommation en une seule fois dépasse 5 verres sont dans un ratio de 12,5%.

La période des études est propice pour faire des rencontres, et faire la fête. Parfois, cela peut aller plus loin, jusqu’à l’alcoolisme.

Fumer c’est tabou, on en viendra tous à bout

Coté clope, 24,5% fument contre 29% en 2007. 20,8% roulent des joints la première année alors qu’ils n’étaient que 12,2% en 2007. La consommation de poppers représente elle 4,4% de toutes les drogues consommées.

On boit pour oublier, mais on peut aussi prendre des drogues plus ou moins douces.

Conclusion

Redevenons un peu plus sérieux, cette étude montre une peur de l’avenir de plus en plus présente, ainsi qu’une acceptation d’un environnement de plus en plus difficile. On sait qu’on aura du mal à trouver un taff. On le sait d’autant plus que l’on s’estime être dans une filière moins « demandée » (les sciences contre les lettres / sciences sociales). Puisqu’on pense être déjà perdu, on cherche des exutoires pour oublier (alcool, drogues) ou pour s’assumer (tabac).

Une jeunesse qui a peur de son futur est une une jeunesse qui ne croît plus en l’avenir, c’est un pléonasme, j’en conviens mais cela est symptomatique d’un pays qui n’a plus confiance en lui.

Cela signifie que le devenir d’un pays est menacé car les forces vives ne sont pas prêt à se battre pour améliorer leur situation, et cela peut conduire à une régression sociale ou économique plus accentuée que la normale.

Si tu es stressé et que tu as peur de demain, tu ne vas pas te battre autant et laisser tomber, alors que tu aurais peut être pu aller plus loin et valider ton année dans des conditions différentes.

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Humour étudiant

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Source Lesinfos.com

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2 réponses à Les étudiants français sont stressés

  1. lucie dit :

    Cette enquête n’a été menée que dans les universités et qui plus est les filières classiques mais pas les plus représentatives (ou du moins les résultats le laissent à penser).

    Avec l’apprentissage et la généralisation des stages, il est aujourd’hui possible de concrétiser au maximum un projet professionnel et donc d’éliminer du stress sur son avenir.

  2. 10000.maniacs dit :

    Salut ma poulette… tu n’es pas sans savoir (très chère) que les stagiaires sont justement encore plus stressés que les autres (en majorité) car ils travaillent plus qu’eux pour un salaire ridicule, et espèrent une éventuelle embauche qui arrive parfois. Par conséquent, je suis en désaccord avec toi mais bon… c’est la vie ;-) Après, pour le reste, certes, il s’agit de la voie générale, et c’est le but de cet article.

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