En ces temps de températures élevées (il paraît qu’on est en Eté), je voulais m’attarder sur les feux de forêt. Oui, je sais, ce n’est certainement pas un sujet très sexy mais il m’intéressait de savoir d’où cela venait et ce que cela pouvait impliquer dans un futur à court terme dans les zones ravagées… commençons notre leçon de chose.
Comment ça se fait ?
Il faut des conditions favorables, parmi lesquelles des arbres qui brûlent bien. Pour ça, il faut du sous-bois, c’est à dire du sec, qui peut propager du feu rapidement aux autres types de végétaux, les résineux et les feuillus qui brûlent moins bien sauf quand on les soutient par un par-terre brûlant, c’est là où intervient le sous-bois. Bien entendu, il faut du vent, plus il est important, plus le feu se propage loin et rapidement.
Ces 2 conditions expliquent à elles seules pourquoi la quasi totalité des feux se situent dans des zones sèches, c’est à dire dans l’espace méditerranéen. Personnellement, j’ai rarement vu de feux de forêt en Bretagne, le pays où il fait tout le temps beau.
Vous l’aurez compris, il faut une dernière chose : l’activité humaine, le feu n’arrive pas tout seul et doit être déclenché. Les activités humaines impliquées peuvent être regroupés par catégorie parmi lesquelles :
- les loisirs, nous tous qui allons faire des barbeuc en forêt sans faire attention ;
- ceux qui jouent avec le feu, vos enfants n’ont jamais joué avec des allumettes ? ;
- la foudre ;
- l’industrie ;
- les opérations forestières ;
- les incendiaires, eux malheureusement sont les seuls qui savent ce qu’ils font ;
- les chemins de fer à proximité des forêts, des étincelles peuvent embraser une pinède.
Il suffit de peu parfois, un mégot tombé d’une voiture sur une pinède sèche, une tronçonneuse défectueuse ou une simple dégringolade d’un gros rocher.
Les conséquences ?
Le feu affecte la qualité des sols, et entraîne une restructuration de l’écosystème dont je vais vous donner quelques éléments.
En effet, la faune et la flore a été affectée, tous les habitats sont touchés pendant plusieurs années. Certains animaux ont disparu et d’autres ont pris leur place, pareil pour la flore.
Certaines espèces d’insectivores ou charognards sont attirées par les incendies car de petits animaux ont été brûlés.
L’installation d’une nouvelle végétation entraîne l’arrivée de nouveaux rongeurs, et par conséquent, de nouveaux carnivores.
Le feu s’attaque également à l’habitat d’hiver de gros mammifères, c’est problématique dans un climat tempéré où certaines espèces hibernent pendant l’hiver. Ici, toutes leur provision d’hibernation a été brûlé ; ils sont obligé de migrer ailleurs pour trouver un autre refuge et re-constituer d’autres réserves.
Le feu touche l’habitat des herbivores. Par voie de conséquence, les carnivores n’ont plus rien à manger : ils sont obligés d’aller ailleurs pour se nourrir, et laissent leur place à d’autres espèces.
Les seules populations favorisées sont souvent celles des rivières car l’arrivée d’un nouveau sous-bois favorise l’installation de grands arbres qui amènent de l’ombre. Cela favorise l’arrivée d’insectes qui sont importants dans le régime alimentaires des poissons.
Ainsi va le cycle de la nature, des espèces disparaissent et d’autres arrivent à leur place ; des espèces dominantes deviennent dominées.
Que faire pour éviter tout ça ?
Il n’y a pas de recette miracle et bien être conscient qu’une nature sèche est une bombe en puissance. La moindre étincelle peut la faire exploser, et faire disparaître des milliers d’hectares en quelques jours : c’est ce qui est en train d’arriver dans le Sud de la France à l’instant où j’écris ce billet.
Soyons responsables, et d’une façon plus générale, respectons la nature. Soyons conscient que toute action de notre part entraîne une réaction. L’activité humaine n’est pas anodine même pour une simple ballade en forêt.
La nature est une denrée périssable et fragile alors respectons-la.
Source : rtsq
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